La danseuse de flamenco d’origine africaine Yinka Esi Graves pour la première fois au Maroc

La danseuse de flamenco d’origine africaine Yinka Esi Graves pour la première fois au Maroc

L’artiste londonienne d’origine ghanéenne présente le spectacle Tableau flamenco dans le cadre du Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger

Le Musée de la Kasbah, « Dar Al-Makhzen », au Palais du Sultan de Tanger, accueillera cette représentation qui aura lieu le dimanche 29 à 19h

Tarifa, 27 avril. La danseuse Yinka Esi Graves et son groupe flamenco présenteront un spectacle au cœur de Tanger, plus précisément au Musée de la Kasbah « Salle Riad Sultan », le dimanche 29 avril à 19h. L’artiste britannique, d’origine ghanéenne résidant à Séville, débarquera pour la première fois au Maroc. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des activités parallèles de la 15ème édition du Festival de Cinéma Africain de Tarifa-Tanger, l’unique évènement culturel ayant lieu simultanément en Afrique et en Europe, inauguré le 26 avril à la Cinémathèque de Tanger et le 27 à Tarifa. D’après Miguel Ángel Vázquez, conseiller culturel du gouvernement régional d’Andalousie, cette initiative est « un pont culturel d’une valeur extraordinaire pour l’échange d’idées et une opportunité pour que nous connaissions plus et mieux ».

Esi Graves s’est fait connaitre grâce au documentaire Gurumbé : canciones de tu memoria negra (Gurumbé : mémoires afro-andalouses, 2016) du réalisateur espagnol Miguel Ángel Rosales. Ce film traite de l’apport de l’Afrique – héritée de l’esclavage pratiqué sur la Péninsule Ibérique – à la culture andalouse et en particulier au flamenco. Rosales se base sur plusieurs recherches, tableaux, traditions et textes historiques pour souligner l’empreinte de la culture noire en Espagne. Yinka Esi Graves danse accompagnée d’un groupe d’artistes de flamenco pour démontrer que ce genre de musique universelle a aussi des racines africaines.

L’artiste a étudié durant cinq ans à Madrid avec des maestros de renom comme Merche Esmeralda, Manuel Reyes et Pepa Molina. Elle s’est finalement installée à Séville pour développer son art, guidée par Carmen Ledesma et Juana Amaya. Le travail de Yinka explore les liens entre le flamenco et d’autres formes d’expression. Dans Tableau flamenco, qu’elle présentera dans le cadre du FCAT 2018, Yinka est accompagnée par Vicent Gelo au chant et par Tino Vandersmann à la guitare. Ce spectacle est financé par l’Ambassade d’Espagne au Maroc.

Les projections à la Cinémathèque ce week-end

Le Cinéma Rif ou la Cinémathèque de Tanger accueille la plupart des longs-métrages en compétition sélectionnés au FCAT. Le film de la zambienne Rungano Nyoni I Am Not A Witch a été présenté en ouverture jeudi 26 avril. Le film Lendemains incertains du réalisateur burundais Eddy Munyaneza sera projeté pour la première fois au Maroc à 19h, avant la projection du long-métrage algérien En attendant les hirondelles de Karim Messaoui prévue à 21h30.

Le dimanche 29 avril à 19h la Cinémathèque recevra l’actrice tunisienne Mariem Ferjani, protagoniste du film La Belle et la meute de Kaouther Ben Hania. Ce long-métrage, présenté en première dans la sélection Un certain regard du Festival de Cannes en 2017, est un thriller haletant et féministe fondé sur des faits réels, couronné au Festival de Cinéma Francophone d’Angoulême (France) en 2017. En plus, les spectateurs tangérois pourront assister à la projection du film marocain Apatride de Nerjiss Nejjar, en première mondiale dans la sélection Forum de la Berlinale cette année.

Le reste de la semaine, jusqu’au 3 mai, cet établissement emblématique du centre historique de la ville sera le siège principal du FCAT à Tanger, où seront projetés les quatorze longs-métrages en compétition de la 15ème édition de l’unique festival de cinéma transfrontalier au monde.

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