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L’Epace École

L’Espace École est la branche pédagogique de l’ONG Al Tarab, un espace de rencontre et de sensibilisation pour le public scolaire par le biais de projections de films et de séances didactiques centrées sur des valeurs de diversité culturelle, de coopération et de solidarité. Grâce à un travail continu avec elle, l’Espace École peut permettre à la jeunesse andalouse d’appréhender les sociétés africaines de manière plus juste et réaliste, à travers le langage le plus universel qui soit : l’art.

Les activités organisées dans ce cadre consistent non seulement en la projection d’un film suivie d’une rencontre des élèves avec le réalisateur, mais aussi en des visites guidées des différentes expositions du festival. Enfin en les « Apéritifs Juniors » sont un espace qui offre l’opportunité aux élèves de certaines classes de débattre sur le cinéma avec un jeune réalisateur africain et un critique.

Cette année, les élèves de l’école primaire de Tarifa et des écoles environnantes, comme ceux de plus de vingt centres scolaires du secondaire des provinces de Cadiz et Séville, participent aux séances matinales qui leur sont réservées à Tarifa. Des projections sont également organisées pour les élèves d’écoles et lycées espagnols et autres établissement du secondaire de la ville de Tanger. Par ailleurs, la nouveauté de cette année, c’est l’ouverture d’une branche de l’Espace École dans notre nouveau siège d’Algeciras qui offre à un nombre de plus en plus important de jeunes la possibilité de découvrir des histoires uniques et enrichissantes.

Conteur

Comme chaque année, un conteur nous accompagne dans nos matinées du Festival pour ouvrir aux plus jeunes les portes de la tradition orale africaine. Boniface Ofogo Nkama ou Boni de son nom artistique, a grandi dans un village de l’intérieur du Cameroun, où la tradition orale reste l’unique manière d’accéder à tout type d’information et de connaissance. Bien que ses études académiques et son expérience de vie l’aient amené à découvrir la littérature écrite, l’oralité avec laquelle il a été éduqué reste sa principale référence dans son travail de narrateur. Il est arrivé en Espagne en 1988 et se consacre depuis 1992 à cette activité ancienne de conteur. Cette année encore, cet incroyable artiste accompagne les activités organisées pour les plus jeunes élèves.

Apéritifs de Cinéma

Du 27 avril au 30 – Ecocenter | Du 1 mai au 3 – Casino Tarifeño | 13:30h à 14:30h
Les Apéritifs de Cinéma sont désormais un rendez-vous incontournable du FCAT qui réunit les cinéastes, les journalistes et le public autour d’un verre. Au lendemain de la projection de chaque film en compétition le spectateur, qui a eu le temps de mûrir et interroger ce qu’il a vu la veille, est convié à approfondir son approche des œuvres et à échanger avec leurs auteurs sur des questions d’éthique, d’esthétique et de style. Ces rencontres répondent à l’un des principaux objectifs du FCAT : rappeler que les cinéastes africains, avant d’être africains, sont des cinéastes, et que leurs films participent à la genèse des tendances contemporaines de la cinématographie mondiale.

Pour animer les Apéritifs nous bénéficierons à nouveau de la présence de deux critiques et programmateurs espagnols, deux figures maintenant légendaires du FCAT : Javier H. Estrada, collaborateur de la revue Caimán Cuadernos de Cine, programmateur du Festival de Cinéma Européen de Séville (SEFF) et de Filmadrid, et enseignant au Master LAV de Madrid, et Pablo de María Díaz, collaborateur habituel de la radio publique asturienne et programmateur de la Semaine de l’Audiovisuel Contemporain d’Oviedo (SACO).

Los Apéritifs se déroulent tous les jours, du samedi 27 avril au vendredi 3 de mayo de 13h30 à 14h30 sur la terrasse du Casino de Tarifa.

L'Arbre à palabres

VII Forum « L’Arbre à palabres »

Formation de jeunes cinéastes africains et de la diaspora à la diffusion et distribution des cinémas d’Afrique sur le marché mondial.

Mercredi 1 et jeudi 2 mai | 10:00h à 13:30h | Casino Tarifeño.
La distribution, aussi bien sur le continent que hors d’Afrique, est l’un des principaux problèmes auxquels les cinéastes africains, et le cinéma africain en général, doivent faire face pour leur développement. Malgré le nombre important de films produits chaque année en Afrique, leur exploitation est toujours très réduite et bien souvent limitée aux circuits spécialisés des festivals ou cycles thématiques. Autrement dit, la distribution commerciale est toujours le talon d’Achille de la plupart des cinématographies Africaines.


Depuis des années, le FCAT soutient l’essor des cinémas africains et nous constatons que bien souvent, le manque de formation et de professionnalisation des réalisateurs, surtout les plus jeunes, est souvent lié aux difficultés auxquelles ils sont confrontés pour accéder aux circuits commerciaux. C’est pour cette raison que cette édition de l’Arbre à palabres a pour objectif de sensibiliser les jeunes cinéastes à un espace qui leur ferme encore ses portes : le marché mondial. Pour se faire, elle propose une analyse pratique des marchés fondamentaux pour les cinémas du continent et de sa diaspora, c’est-à-dire les marchés africain, européen et nord-américain, en prêtant une attention particulière aux nouvelles plateformes numériques d’exploitation de contenus audiovisuels.

Pour explorer ces aspects, nous avons réuni des experts de la diffusion des cinémas africains et des professionnels du secteur de ventes et distribution internationales. Cette formation, qui se déroule dans le cadre du Programme ACERCA de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale au Développement (AECID), offre aussi un espace de réflexion théorique, de rencontre professionnelle et d’échange entre réalisateurs, distributeurs, programmateurs et professionnels des médias de communication.
Consultez le programme

1er MAI

10:30 – 11:00
Contextualisation. Les cinémas d’Afrique sur le marché mondial

11:00 -12:15
L’accès des œuvres africaines et de la diaspora à la diffusion culturelle en Europe.
Depuis les premières décennies de l’histoire des cinémas d’Afrique, les structures de promotion culturelle européennes ont été des outils importants pour le développement, la diffusion et la vente des films africains. Il est essentiel pour les cinéastes africains de les connaître afin qu’ils puissent identifier les modèles et les voies de distribution et d’exploitation les plus adaptées à leurs films.

12:30 - 13:30
Circulation des œuvres africaines sur les marchés internes : l’Afrique du cinéma off-line et on-line
Avec la révolution numérique, l’audiovisuel africain a développé des formats qui lui sont propres et des canaux alternatifs qui lui ont permis de croître dans le monde interconnecté d’aujourd’hui. Comment se positionnent les films africains aujourd’hui sur leurs propres marchés? Quelles possibilités offrent les festivals spécialisés? Et les nouvelles technologies?

2 MAI
10:30-11:00
Contextualisation. La distribution commerciale des « cinémas périphériques » : l’Afrique à la conquête de publics hors du continent

11:00 -12:15
L’accès des œuvres africaines et de la diaspora aux marchés occidentaux : l’Europe et les Etats-Unis
Il est évident qu’aussi bien les marchés que les festivals de cinéma les plus importants du monde se trouvent principalement en occident. Dans ce contexte, alors que les marchés internes du continent africain ne parviennent pas à décoller, ce sont les publics du Nord que l’on cherche à conquérir. Quels sont les espaces fondamentaux pour introduire un film africain sur les marchés européen et nord-américain ?

12:30 - 13:30
La diffusion cinématographique à travers des plateformes numériques VOD (Video On Demand)
Internet et les nouvelles plateformes de diffusion de contenus en ligne sont en train de révolutionner non seulement notre manière de consommer le cinéma, mais aussi les mécanismes avec lesquels les auteurs désirent rentabiliser sa diffusion. Que font les distributeurs d’aujourd’hui, et que doivent savoir les réalisateurs africains pour s’adapter aux nouveaux modèles d’exploitation numérique ? Présentation du canal de Cinéma Africain VOD en espagnol du FCAT.

Cinéma en famille

Cinefórum pour enfants

Lundi 29, mardi 30 avril, jeudi 2 et vendredi 3 mai 18h00 | Mercredi 1, samedi 4 12:00h | Guzmán el Bueno


Des grenouilles, des baobabs, des mouches et des princes charmants accompagnent parents et enfants dans un voyage extraordinaire à travers l’animation africaine. Des courts et des long-métrages de différentes époques et différents pays leur permettent de plonger dans un imaginaire africain à morale. Et ce n’est pas tout! Une sélection de trois courts-métrages de fiction primés lors de nos précédentes éditions est également au programme. A chaque séance, un petit débat est animé en lien avec le thème du film.

Films d’animation:

About a Mother, Dina Velikovskaya, 2015, Rusia, 8’
África Mitos, Tlaoli Ramírez, 2008, México, 13’
Azur & Asmar, Michel Ocelot, 2006, Francia, 92’
Bon voyage Sim, Moustapha Alassane, 1966, Niger, 5’
Ding Dong, 2004, Kenia, 3’
Give Me a Spray, Abd El-Gawad, Egipto, 2’
HM HM, Mohamed Ghazala, 2005, Egipto, 3’
L’Arbre aux esprits, Cilia Sawadogo, 2005, Burkina Faso, 45’
La Ruse du lièvre, Cilia Sawadogo, 1994, Burkina Faso, 9’
Os pestinhas e o ladrão de brinquedos, Nildo Essa, 2013, Mozambique, 13’
Rough Life, Sitraka Randriamahaly, 2015, Madagascar, 5’

Courts-métrages de fiction

Les Souliers de l’Aïd, Anis Lassoued, 2012, Túnez, 30’
Mwansa the Great, Rungano Nyony, 2011, Zambia, 23’
Peau de colle, Kaouther Ben Hania, 2013, Túnez, 23’
Tikitat-a-soulima, Ayoub Layoussifi, 2017, Marruecos, 28’

Espace Littérature

Entre les lignes

Vendredi 3 mai | 12:15h | Départ: Casino Tarifeño


En 2017, nous avons initié une série de parcours littéraires dans les rues de Tarifa, accompagnés d’écrivains. En complément de la rétrospective de cinéma afro-américain de cette année, les deux invités ont sélectionné des textes d’écrivaines noires des Etats-Unis comme Toni Morrison, June Jordan ou Assata Shakur, dont le travail est fondamental pour illustrer les luttes des noirs au XXème siècle.
Deux spécialistes en littérature afro-américaine réalisent les lectures:
Mercedes Jabardo est professeur et docteur en Anthropologie Sociale à la faculté de Sciences Humaines et Sociales de l’Université Miguel Hernández d’Elche, où elle coordonne le programme de doctorat en Anthropologie Appliquée aux Contextes de Crise. Elle est aussi directrice du Master Officiel Nouvelles Tendances d’Anthropologie Sociale. Elle dispense le cours Diaspora et féminismes noirs et est l’auteur de l’œuvre Féminismes noirs. Une anthologie.
Deborah Ekoka est gérante culturelle de United Minds, librairie et espace socioculturel consacré à la littérature africaine et de la diaspora. C’est aussi l’une des principales militantes pour la culture africaine et afrodescendante de la ville de Valence.



Conférence

Histoire des féminismes noirs aux Etats-Unis.

Vendredi 3 mai | 10:00h | Casino Tarifeño
Mercedes Jabardo nous offre une vaste révision historique du féminisme afrodescendant dans ce pays, de l’esclavage avec des figures comme Sojourner Truth, à l’apparition de noms aussi fondamentaux que Ida Wells, Patricia Hills Collins ou Angela Davis.

Présentation de livre

Soufisme noir de Antonio de Diego González

Vendredi 3 mai | 11:30h | Casino Tarifeño

L’histoire de l’Afrique Occidentale contemporaine ne peut être comprise en dehors du soufisme. Une spiritualité vibrante pleine d’incroyables histoires de saints et saintes qui, avec leur charisme, ont forgé l’identité des pays du Sahel, en la mettant en relation avec le reste du monde musulman. Les saintes soufies si méconnues, et en même temps femmes de leur temps, apportent une énorme richesse dans l’équilibre entre pouvoir et gnose.

Expositions

Hshouma de Zainab Fasiki

Du vendredi 26 avril au samedi 4 mai | Cárcel Real.
Hshouma est un projet créé par l’artiste marocaine Zainab Fasiki et développé durant El Ranchito, un programme de résidences artistiques qui s’est tenu au Matadero (Madrid) en juin 2018, en collaboration avec le Queens Collective de Marrakech. Le mot hshouma désigne, en dialecte marocain, un tabou qu’il ne faudrait pas évoquer avec les autres. Dans ce pays, les tabous liés à divers aspects de la société empêchent toute possibilité d’aborder certains sujets concrets en famille ou à l’école. Le manque de communication sur ces questions entraîne de nombreux problèmes sociaux, comme l’acquisition de connaissances erronées sur des thèmes essentiels qui requièrent l’intervention de professionnels dans le secteur de l’éducation.

Les dix illustrations que l’artiste présente à Tarifa montrent plusieurs des tabous les plus enracinés dans la société marocaine : l’éducation sexuelle, l’égalité des genres, le corps, la violence, la discrimination et la liberté.
Âgée seulement de 24 ans, Zaiban Fasiki est devenue une figure féministe de référence dans le monde arabe. Son volonté farouche de diffuser aux quatre coins du monde les diverses difficultés auxquelles sont confrontées les femmes au Maroc lui a permis d’exposer ses œuvres dans de nombreux pays

ExpoMagazine Afrique

Du vendredi 26 avril au samedi 4 mai | Casa de la Cultura.

Epace Musique

Nuri (Tunisie)

Samedi 27 avril | 23:00 | (Extérieur) Hogar del Pensionista
Nuri fait partie de la nouvelle génération de musiciens apparue dans les dernières heures de la dictature de Ben Ali et qui est descendue dans la rue pour exiger son départ lors de la Révolution de jasmin. Résidant au Danemark, il a lancé son premier album Drup en 2017, un hommage à l’héritage africain dans la musique tunisienne et qui relie celle-ci aux traditions ancestrales. Nuri complète son hommage en jouant en direct sur des instruments traditionnels de percussion. Il conjugue ensuite cette trame mélodique avec un mélange de sons du Sahel. Il a dernièrement présenté ce travail en Tunisie, au Maroc, au Danemark, en France, Belgique, Allemagne, Espagne et en France.
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Flamenco

Lundi 29 avril et jeudi 2 mai | 23:00 | Almedina

Nuit de Tango

Mardi 30 avril | 23:00h | Liceo (Casino Tarifeño)

Juno & Darrell (Guinea Ecuatorial/Egipt/Espagne)

Mercredi 1 mai | 23:00h | Mercado de Abastos
Juno & Darrell Juno & Darrell est un duo musical de compositeurs fondé à Madrid. Influencé surtout par la musique africaine et afro-américaine, Juno et Darrell se définissent comme un concept contemporain de la spiritualité, qui mêle sons électroniques d’origine africaine, synthétiseurs et éléments organiques pour un résultat unique. Une fusion de soul, afrobeat, hip hop ou jazz. Juno & Darrell ont participé à des festivals internationaux comme ImaginaFunk, Slap! Festival, Madrid Es Negro, Eat My Soul ou la Monkey Week et ont été présentés dans des lieux comme le musée Thyssen.
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Juani Cash (Jukebox Jam!) (Espagne)

Vendredi 3 mai | 23:00h | La Ruina.
Juani Cash Juani Cash occupe la scène andalouse depuis plus d’un lustre, mêlant la musique disco avec la house et la musique noire. Ces dernières années, il s’est consacré corps et âme à la promotion de la musique électronique et des sons aux racines afro-américaines à Cordoue et en Andalousie qui, sans y être hostile, n’y accorde pas non plus une grande attention. Il est aussi fondateur du Mouvement Jukebox Jam!, consistant en une série de fêtes qui ont récupéré l’esprit des jam sessions mais en utilisant le vinyle comme instrument principal.

Alberto Mvundi (Angola)

Samedi 4 mai | 21:30h | Waikiki.

Les Nuits du Festival

Les activités du 16ème Festival de Cinéma Africain ne s’arrêtent pas après la dernière séance de cinéma. Divers établissements de Tarifa collaborent avec le FCAT en offrant une programmation musicale en direct et en lien avec l’événement pour égayer les soirées et en faire un moment idéal de rencontre entre les invités, le public et les habitants de la ville.

Atelier de cinéma africain

Pionniers et révolutionnaires du cinéma africain

Du samedi 27 au mardi 30 avril | 10:00 à 13:15 | Casa de la Cultura
Pendant- quatre jours, ce cours dispensé par le critique de cinéma et programmateur Javier H. Estrada, aborde différentes périodes et figures essentielles des cinématographies africaines. Basée sur des jeux de miroir entre passé et présent, chaque séance explore l’œuvre d’auteurs qui ont infléchi l’évolution du cinéma africain et met en évidence les liens avec des cinéastes talentueux de notre époque, montrant ainsi que la création audiovisuelle africaine a constamment généré des œuvres audacieuses et avant-gardistes.

Embrassant un large espace géographique – du Maroc au Rwanda, en passant par l’Ethiopie, le Mali, le Sénégal ou la Tunisie – et à travers le regard de visionnaires comme Djibril Diop Mambéty, Sarah Maldoror, Souleymane Cissé ou Ahmed Bouanani, « Pionniers et révolutionnaires du cinéma africain » analyse l’interprétation que les cinéastes les plus confirmés et originaux ont élaboré sur des réalités d’une extrême importance mais ignorées en Occident.

Le cours montre que, de façon visionnaire, les cinéastes africains ont fait preuve d’une capacité incroyable à anticiper les réalités politiques, mettant en garde contre les faiblesses de leurs systèmes et de leurs sociétés et mettant en lumière de possibles alternatives.

Formulaire d'inscription

Curso Pioneros y revolucionarios del cine africano


Rencontre transfrontalière

Projet transfrontalier de formation de programmeurs et de responsables culturels pour la visibilité des cinémas africains

Les cinématographies africaines sont toujours les plus méconnues du monde, même si elles reçoivent un nombre croissant d’honneurs dans les principaux festivals internationaux. Cette méconnaissance est d’autant plus difficile à comprendre dans des sociétés qui semblent avoir oublié leurs liens historiques avec les cultures africaines : si l’Andalousie et l’Algarve doivent beaucoup à leurs relations historiques avec le Maghreb, nous ne pouvons pas oublier non plus que l’Alentejo, l’Algarve et tout le Portugal se sont enrichis sur le plan culturel et économique grâce aux anciennes colonies africaines lusophones.

Ce projet a pour objectif de créer des liens durables de collaboration entre des Festivals de l’Eurorégion AAA (Alentejo, Algarve, Andalousie) dans le secteur cinématographique pour encourager le dialogue et la coopération transfrontalière. Plus particulièrement, il s’agit de favoriser collectivement la promotion des cinématographies africaines et de la diaspora dans les festivals de cinéma de cette région. Pour ce faire, le projet prévoit une formation de programmateurs, gérants et directeurs de festivals de cinéma de l’Algarve, de l’Alentejo et d’Andalousie, à travers des rencontres avec des experts et cinéastes africains. Les festivals participant sont Algares (Lagoa), Heritales (Évora), Perferias, (Marvão | Valencia de Alcántara), FIKE (Évora), FICCAB (Benalmádena), FICSAN (San Roque) y Cortogenial (Puente Genil).



Canal de cinema africain on demand

Al Tarab, l’association à but non lucratif qui organise le FCAT, concentre ses efforts depuis 16 ans pour multiplier, dans le monde hispanophone, les écrans qui affichent des films africains dans leurs programmations. Pour cela, en plus d’un festival annuel, elle a mis en place il y a déjà longtemps d’autres programmes comme Cinenómada, l’un de ses projets phares, qui lui permet d’organiser des cycles de cinéma africain sur tout le territoire espagnol et en Amérique Latine et ce tout au long de l’année.

Mais les temps changent, les modalités de la consommation de films aussi, et le moment était venu de faire un pas en avant dans ce travail de diffusion des cinématographies du continent voisin. Pour cela, et répondant à la demande croissante du public hispanophone depuis plusieurs années, nous avons décidé de créer et d’ouvrir une plateforme de Vidéo à la demande en espagnol, spécialisée dans les cinémas d’Afrique et de leur diaspora, afin d’atteindre nos principaux objectifs: donner le plus grand accès possible à ces cinémas, apporter des connaissances sur les multiples réalités du continent et participer à la déconstruction de stéréotypes.

Seize ans du FCAT et de relations avec le secteur audiovisuel africain nous donnent le crédit suffisant pour être convaincus que ce CANAL de VoD est un pas en avant décisif et nécessaire à la conquête de nouveaux publics pour les cinémas d’Afrique en espagnol.


Cinenómada

Un festival en soi n’est pas suffisant pour faire découvrir les cinémas de tout un continent. C’est pour cette raison qu’en 2005, Al Tarab a mis sur pied Cinenómada, l’un de ses projets phares, destiné à faire connaître au public espagnol les cinématographies africaines, et à travers elles, les réalités socioculturelles du continent. Cinenómada promeut ainsi la production audiovisuelle africaine par l’organisation de cycles dans les circuits culturels non lucratifs, prolongeant ainsi le labeur du FCAT tout au long de l’année. Depuis l’édition passée du FCAT en 2018 ont été organisés une cinquantaine de cycles de films africains dans 32 villes différentes d’Espagne.

Dans un pays où les films africains sont encore méconnus, cette distribution culturelle alternative en collaboration avec des associations, ONG, ciné-clubs, centres culturels, musées, universités, etc… est la première étape fondamental pour pallier le manque de distribution commerciale.

Cinenómada dispose d’une large collection de films sous-titrés issus des précédentes éditions du FCAT et représente aujourd’hui la seule offre de ce genre et de cette envergure en Espagne.