VIII Arbre à Palabres

VIII Forum de formation et d’échange professionnel

Discours et industrie des cinémas africains en temps de (dé)connexions virales : Actualité et formation pour la distribution numérique

  Depuis huit ans, le FCAT organise l’Arbre à palabres, un forum de formation et d’échange professionnel. Il s’agit d’un espace unique dans lequel de jeunes professionnels africains et des experts internationaux se réunissent pour . approfondir les aspects qui influencent le plus les industries cinématographiques de notre continent voisin.

À l’instar des autres secteurs de l’industrie culturelle et créative, le cinéma souffre des conséquences de la pandémie COVID-19. Celle-ci a non seulement interrompu les films en cours de production, mais elle a également accéléré d’importants changements dans les modes de production, de consommation, de promotion et de diffusion existants ; à l’évidence, ces changements ont également touché les films africains. C’est pourquoi, à Al-Tarab, nous avons redéfini à la fois le programme et le format de notre forum habituel, en le transformant en une activité hybride (présentielle et en ligne). À travers l’Arbre à palabres, nous souhaitons continuer à explorer la théorie et la pratique qui influencent la connaissance, la croissance et la diffusion des cinémas d’Afrique et de sa diaspora en ces temps viraux.

Dans cette huitième édition du forum, nous avons programmé une série de tables rondes qui constituent la partie thématique du festival, ainsi qu’une série de séminaires en ligne (webinaires), qui offrent une formation professionnelle spécifique et une analyse approfondie sur le commerce et l’industrie de la promotion des films réalisés en Afrique. Dans une partie du programme, nous nous pencherons sur les cinq blocs thématiques qui définissent la programmation cinématographique de cette édition du festival. Afin de reconnaître les aspects éthiques, esthétiques et stylistiques des cinémas africains, en les abordant à travers le travail et les expériences directes des auteurs et des experts invités, nous explorerons dans cette première partie les cinq thèmes centraux qui non seulement distinguent les films sélectionnés, mais représentent aussi des discours importants pour la compréhension des réalités changeantes du continent africain dans notre monde contemporain.

Dans une autre partie, à travers une série de séminaires de formation professionnelle, nous analyserons les mécanismes qui définissent actuellement la promotion et la distribution des films indépendants – étiquette qui s’applique à la plupart des films africains. En donnant une continuité aux conclusions du dernier forum organisé en 2019, nous étudierons attentivement une série de cas pratiques et spécifiques dans les domaines de la commercialisation des films et des stratégies commerciales du cinéma, qui seront présentés par un groupe sélectionné d’experts internationaux de l’industrie. A travers ces séminaires, nous examinerons les aspects qui doivent être maîtrisés afin de positionner les films africains sur les marchés audiovisuels interconnectés et mondiaux d’aujourd’hui.

L’arbre à palabres est un projet annuel du FCAT, organisé par le Centre de Diffusion Culturelle du Détroit Al Tarab, avec la collaboration de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID). Dans le cadre de cette huitième édition, le forum bénéficie également la participation du Goethe Institut.

Calendrier et inscriptions

 

5 DÉCEMBRE

  • 12:00 (CET)
  • LANGUES
    Espagnol
    Français

6 DÉCEMBRE

  • 12:00 (CET)
  • LANGUES
    Espagnol

8 DÉCEMBRE

  • 12:00 (CET)
  • LANGUES
    Espagnol
    Français
    Anglais

9 DÉCEMBRE

  • 10:30
    (CET)






  •  
  • 11:00
    (CET)
  • LANGUES
    Espagnol
    Français





  •  
  • LANGUES
    Espagnol
    Français
    Anglais

10 DÉCEMBRE

  • 11:00
    (CET)
  • LANGUES
    Espagnol
    Français
    Allemand
  • 16:00
    (CET)
  • LANGUES
    Espagnol
    Français
    Anglais

11 DÉCEMBRE

12 DÉCEMBRE

  • 12:00 (CET)
  • LANGUES
    Espagnol
    Français

13 DÉCEMBRE

  • 12:00 (CET)
  • LANGUES
    Espagnol

Thèmes et orateurs

 

5 DÉCEMBRE

12:00 – 13:30 | Table Ronde: « LOL : l’humour dans les cinémas africains »

(Langues disponibles: Espagnol y Français)

Depuis plusieurs années, le public du FCAT éloge la programmation du festival, mais certains soulignent aussi le fait que, trop souvent, le contenu est peu souriant. Les cinémas africains sont généralement associés à des thèmes sociaux, souvent traités sur un ton sérieux et dans lesquels la dramaturgie occupe une place prépondérante. Cependant, dans les films africains, il y a aussi plusieurs comédies et histoires avec lesquelles on peut éclater de rire.

Participants:
– Marguerite Abouet
– Demba Cissoko
– Laurence Attali

Modération: Pablo de Maria  
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Marguerite Abouet
Marguerite Abouet est née en 1971 à Abidjan, Côte d’Ivoire. A l’âge de 12 ans, ses parents l’envoient à Paris chez son oncle avec son frère aîné, pour qu’ils réalisent de « longues études ». Les études durent moins longtemps que prévu, et alors qu’elle est tour à tour punk, baby-sitter de triplés, accompagnatrice de personnes âgées, serveuse, opératrice informatique et finalement assistante juridique dans un cabinet d’avocats, elle commence à écrire des romans qu’elle n’envoie à aucune maison d’édition. Elle vit actuellement à Romainville et se consacre à l’écriture. Aya de Yopougon est sa première bande dessinée. Elle gagne le Premier Prix au Festival d’Angoulême en 2006. Elle est également l’auteur d’albums comme Akissi, un personnage inspiré de sa propre enfance à Abidjan, et Bienvenue, l’histoire d’une jeune fille qui arrive à Paris.
Demba Cissoko
Aboubacar Demba Cissokho est un journaliste sénégalais spécialisé en « Arts et Culture », critique de cinéma. Il travaille à Dakar, la capitale du Sénégal, où il réside. Depuis juin 2015, il anime le blog Le Grenier de Kibili, dans lequel il publie chroniques, carnets, analyses et critiques sur des sujets touchant aux arts, à la culture, à l’histoire, à la mémoire et au patrimoine. Il couvre l’actualité culturelle nationale et pose, dans ses écrits, une critique de la production artistique des créateurs d’Afrique et d’ailleurs, dans les festivals, rencontres littéraires, cinématographiques et autres biennales. Autant d’activités journalistiques et de rendez-vous honorés qui lui ont permis d’acquérir une solide expérience dans la critique de la production artistique des créateurs d’Afrique et d’ailleurs.
Laurence Attali
Laurence Attali étudie la philosophie et le cinéma à Paris Sorbonne, et le théâtre à la faculté de Vincennes, puis se tourne vite vers le montage. Elle monte divers films de fiction et documentaires avant de passer à la réalisation en 1992. C’est au Sénégal qu’elle réalise son premier documentaire, Mourtala Diop voyageur de l’art. Elle fonde alors la société Autoproduction et commence à produire et réaliser la plupart de ses films à Dakar. Elle réalise plusieurs documentaires avant de passer à la fiction en 1999, avec des films comme Même le vent…, Baobab et Le Déchaussé. Ses films sont sélectionnés dans de nombreux festivals, dont la Mostra de Venise, Locarno et Rotterdam. Laurence obtient la nationalité sénégalaise en 2004. Depuis 2000, elle produit et monte les documentaires de Ousmane William Mbaye, comme Kemtiyu Cheikh Anta, Président Dia, Mère-bi et Xalima la plume, moult fois primés.
Pablo de María
Directeur de la Semaine de l’audiovisuel contemporain d’Oviedo-SACO. Actuellement, il coordonne et programme également le cycle « Dialogues entre cinéma et peinture » organisé par le Musée des Beaux-Arts des Asturies. Il développe également des programmes culturels pour la Fundación Princesa de Asturias et La nuit blanche d’Oviedo. Il a participé à des jurys de festivals internationaux tels que Curtas Vila do Conde, le Festival du film de Gijón, le Festival LBTGIQ Centro Niemeyer et le Festival du film européen de Séville. Il a collaboré à des festivals de cinéma tels que le Festival de cinéma européen de Séville (SEFF), le Festival de cinéma africain de Tarifa et Tanger (FCAT) et le Festival international du film de Gijón, entre autres. Il a collaboré pendant des années à différents programmes de la chaîne de Radio et Télévision des Asturies (RTPA) en tant que scénariste, éditeur de contenu et présentateur. Il a publié et continue de publier dans différents médias : Caimán Magazine, Vërtigu, Post Magazine, Tempos novos, le journal La Nueva España, ainsi que dans différents catalogues de festivals.
 

6 DÉCEMBRE

12:00 – 13:30 | Table Ronde: « Et pourtant, ils créent : être un artiste en Guinée équatoriale »

(Langues disponibles: Espagnol)

On dit souvent que les artistes, comme les intellectuels, sont les véritables ambassadeurs d’un pays. Dans le cas de la Guinée équatoriale, il n’y a que quelques auteurs qui, malgré tout, parviennent à créer et à diffuser leur travail à l’intérieur des frontières. En nous adressant aux protagonistes et aux cinéastes qui les ont représentés, cette table ronde nous permettra d’explorer comment, dans un pays sans liberté d’expression, les artistes incarnent des voix de résistance qui nous parlent en tant qu’émissaires en exil.

Participants:
– Marc Serena
– Rocío Cadahia
– Juan Tomás Ávila

Modération: Lucía Mbomio  
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Marc Serena
Marc Serena, né à Manresa en 1983, est journaliste et travaille comme scénariste de radio et télévision. Il a publié ¡Esto no es africano! (2014), un voyage du nord au sud du continent africain à la recherche d’histoires d’amour impossibles. Son livre précédent, La vuelta de los 25 (2011) a joui d’une grande popularité en Asie, où il a été publié en chinois et coréen. En 2015, il réalise le documentaire interactif Doble Epidemia et le documentaire Tchindas, tourné au Cap Vert, sur la transsexuelle Tchinda. En 2018, il coréalise le documentaire Peces de agua dulce (en agua salada), lauréat des Prix Zapping et des prix de l’Académie de Télévision. L’Ecrivain du pays sans librairies a fait sa première à la Seminci de Valladolid.
Rocío Cadahía
Rocío Cadahía est une scénariste, spécialisée dans les projets documentaires. Elle a tourné dans de nombreux pays tels que la Guinée équatoriale, le Guatemala, le Salvador, la République dominicaine, le Maroc et l’Espagne, toujours en lien avec des projets à contenu culturel et social. Elle a travaillé à la fois pour des sociétés de production indépendantes et pour des organisations internationales telles que la FAO, le PNUD, des ONG comme Aldeas infantiles, Wildlife Conservation Society… dans des projets documentaires, des spots et des reportages. Les documentaires « Manoliño Nguema » ou « El Secreto del bosque », qu’elle a écrits, ont reçu de nombreux prix dans des festivals du monde entier. Elle est actuellement présidente de l’ONG AGARESO (Association galicienne de communication pour le changement social).
Juan Tomás Ávila
D’origine annobonaise, Juan Tomás Ávila Laurel est né en 1966 à Malabo (anciennement Santa Isabel). Infirmier de profession, il est un écrivain de la nouvelle génération, qui actuellement occupe une place importante dans l’espace littéraire de la Guinée équatoriale. Il se distingue notamment par le fait qu’il est l’un des auteurs guinéens-équatoriens les plus prolifiques. Écrivain bien connu en dehors de son pays, son œuvre se caractérise par un engagement aigu dans la réalité sociopolitique. Ses écrits émettent une critique sociale sévère et précise, dénonçant les inégalités économiques endémiques, dans son pays en particulier et en Afrique en général. Il a toujours vécu en Guinée équatoriale jusqu’en 2011, date à laquelle il a décidé de quitter sa terre natale, après une grève de la faim et après avoir écrit une lettre ouverte au président du Parlement espagnol, José Bono Martínez. Juan Tomás Ávila Laurel vit actuellement à Barcelone où il poursuit ses activités littéraires et politiques. Il a été directeur de la revue littéraire El Patio, ainsi que de Atanga, la seule revue littéraire et culturelle publiée en Guinée équatoriale. Ávila Laurel a une production littéraire abondante qui couvre tous les genres ; il est l’auteur de plusieurs romans, pièces de théâtre, poèmes, essais et même de scénarios de films. Pour faciliter la publication de ses écrits, Ávila Laurel a fondé sa propre maison d’édition, Ediciones Pángola. Aujourd’hui, ses livres sont publiés à la fois en Guinée équatoriale par la Coopération espagnole ainsi qu’en Espagne. Parmi les titres publiés, citons : Poemas: Ramblas (1994); Historia íntima de la humanidad (1999); La carga (1999); El desmayo de Judas (2001); Nadie tiene buena fama en este país (2002); Cómo convertir este país en un paraíso (2005); Guinea Ecuatorial. Vísceras (2006); Avión de ricos, ladrón de cerdos (2008) y Arde el monte de noche (2009). S’ajoutent à cette liste des œuvres inédites telles que África ya dejó de mamar et le scénario du film Un día vi cien mil elefantes.
Lucía Mbomío
Lucía Mbomío (Madrid, 1981) est journaliste. Elle est actuellement membre du personnel de « Aquí la Tierra », de la chaîne de télévision espagnole TVE1. Elle a une rubrique dans le journal espagnol El País intitulée « Barrionalismos » et collabore avec d’autres médias tels que Vogue, Mundo Negro, Afroféminas, Píkara Magazine ou Ctxt. Elle a écrit deux livres, « Hija del camino » et “Las que se atrevieron”, et a participé à un troisième, “Tranquilas. Historias para ir solas de noche”.

 

8 DÉCEMBRE

12:00 – 13:30 | Table Ronde: « Visions anticoloniales : 60 ans d’indépendances africaines »

(Langues disponibles: Espagnol, Anglais y Français)

Pour de nombreux pays africains, les prochaines années marqueront six décennies d’indépendance vis-à-vis des anciennes puissances coloniales. Aujourd’hui, de nombreuses questions restent sans réponse à l’égard de l’histoire de ces nouveaux États africains. Nous proposons donc un tour d’horizon sur les faits, l’histoire et les discours que la colonisation a imposés à l’ensemble du continent. Une sélection de documentaires et un court-métrage d’animation constituent le fil conducteur de cette table ronde et aideront à réécrire certains moments méconnus de l’Histoire d’Afrique.

Participants:
– Mbuyi Kabunda
– Billy Woodberry
– Lucie Vivier
– Elena González

Modération: Olivier Hadouchi  
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Billy Woodberry
Né à Dallas en 1950, Billy Woodberry étudie à la UCLA Film School dans les années 70 et est l’un des leaders du mouvement L.A. Rebellion. Son court-métrage d’étudiant, The Pocketbook, une adaptation de la nouvelle de Langston Hughes, Thank You, Ma’am, est dédié aux photographes modernistes, comme Paul Strand et Helen Levitt. Bénis leurs petits cœurs est son unique long-métrage de fiction. Woodberry apparaît dans les films de Charles Burnett When It Rains (1995), et d’Haile Gerima Cendres et Braises (1982). Il a prêté sa voix dans les films Red Hollywood (1996) de Thom Anderson et Four Corners (1998) de James Benning. En 2015, il réalise le documentaire And When I Die, I Won’t Stay Dead, un voyage dans la vie et l’œuvre du poète de la Beat Generation et activiste Bob Kaufman.
Mbuyi Kabunda
Information en cours de réalisation
Olivier Hadouchi
Programmateur indépendant et historien du cinéma, il est l’auteur d'une thèse autour du cinéma et de la Tricontinentale (Afrique, Asie & Amérique latine) à l'heure des luttes d'indépendance. Il a collaboré à divers ouvrages collectifs (sur Chris Marker et Les statues meurent aussi, sur le « Tiers-Monde » et les non-Alignés pour des musées de Belgrade et Ljubljana, enfin sur l'internationalisme pour Tranzit-Prague) et à des revues (sur Festival Panafricain d'Alger de W. Klein pour Third Text, CinémAction & Mondes du cinéma). Par ailleurs, il a été membre du jury documentaire pour le festival Résistance culturelle au Liban en 2013 et pour le Festival International de Cinéma d'Alger (Journées du film engagé) en 2016. Il est également intervenu dans de nombreux festivals (Rencontres Cinématographiques de Béjaïa, Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen Orient, Festival de Cinéma de Douarnenez, Festival International du film d'Amiens, Travelling de Rennes, DocLisboa, DocumentaMadrid, Arabiyat/Cinémathèque de Tanger…). Il a été membre (suppléant) de la Commission Aide aux Cinémas du Monde et membre de la Commission France-Portugal (CNC-ICA). Et il a conçu des cycles ou des soirées spéciales pour divers centres d'Art (Le BAL-Paris, Galeria ZdB-Lisbonne, The Mosaic Rooms-Londres…), des associations (Bandits-Mages & Mondes du Cinéma à La Réunion) ou des Musées internationaux (Reina Sofía et Jeu de Paume).
Lucie Vivier
Après des études d’histoire et de philosophie, Lucie Viver travaille comme assistante à la réalisation, en particulier sur des films d’Otar Iosseliani, Mati Diop et Rabah Ameur-Zaïmèche. En 2013, elle est admise à l’atelier de scénario de la Fémis. Depuis lors, elle développe divers projets documentaires et de fiction. Sankara n’est pas mort est son premier film.

 

9 DÉCEMBRE

10:30 – 11:00 (CET) – Présentation à la section de formation et industrie du VIII Arbre à Palabres

(Langues disponibles: Espagnol y Français)

Le chef du département de coopération et de promotion culturelle de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID) présentera le nouveau format virtuel de ce forum de formation. Au cours de ces dernières années, grâce à l’engagement constant du programme ACERCA (Formation pour le développement dans le secteur culturel) de la coopération espagnole, l’Arbre à palabres est devenu un événement annuel de référence pour la promotion des cinémas africains en Espagne. Pour la première fois, le forum se déroulera à distance, avec une série de séances de formation en ligne, qui visent à la fois les participants du FCAT, et des dizaines de jeunes professionnels du cinéma et de gestionnaires culturels d’Afrique et d’Amérique latine qui le suivront via Zoom.

Présentation:
Elena González, chef du département de coopération et de promotion culturelle de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement – AECID  

11:00 – 12:30 (CET) Webinar industria: «Les cinémas africains, les cinémas indépendants : le commerce du film dans les nouveaux temps viraux du monde multi-écrans interconnecté d’aujourd’hui»

(Langues disponibles: Español, Anglais y Français)

De nombreux films africains sont considérés comme des produits indépendants qui sont réalisés par leurs auteurs grâce à de nombreux efforts individuels, des collaborations et des alliances internationales. Le positionnement commercial et la distribution de ce type de films ont considérablement changé avec les nouvelles technologies. De même, la pandémie de COVID-19 a révolutionné la consommation audiovisuelle, en la rendant une activité aujourd’hui plus répandue que jamais. Quelles sont les principales perturbations en Afrique dans ce secteur en pleine mutation? Comment cette époque transforme-t-elle la façon dont les films africains sont positionnés sur les circuits d’exploitation ? Comment rentabiliser une production sur nos marchés audiovisuels mondiaux et multicanaux.

Participants:
– Khadidia Djigo
– Chioma Onyenwe
– Theresa Maria Hill

Modération: Federico Olivieri  
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Khadidia Djigo
Khadidia Djigo est à la tête de la salle de cinéma et de spectacles CANALOLYMPIA TERANGA depuis Mai 2017 à Dakar (Sénégal). Cette passionnée de culture et de digital a effectué ses études en Affaires et commerce internationale à Bordeaux, puis a démarré sa carrière aux Nations Unies, à New-York, entant qu’assistante du Ministre conseiller avec un focus notamment sur la place des femmes dans la société. Son parcours en relations internationales s’est poursuivit ensuite au sein de la délégation du Sénégal à l’UNESCO. Après un passage de quelques années chez Ringier Sénégal pour accompagner le développement du site internet Expat-Dakar, Khadidia a finalement rejoint le groupe Vivendi au sein du réseau africain de salles de cinéma CANALOLYMPIA. Multi casquette, elle s'occupe désormais de la formation des équipes et des lancements des salles CanalOlympia dans les pays anglophones notamment le Nigéria et le Rwanda, et dans quelques mois la Sierra Léone et le Ghana.
Chioma Onyenwe
Chioma Onyenwe est une cinéaste nigériane et la directrice artistique d’Africa International Film Festival (AFRIFF). Elle s’intéresse au cinéma, à la télévision, au théâtre, aux contenus web et aux documentaires. Son premier long-métrage  »8 Bars and a Clef », a été nominé pour le prix AMAA 2016 du meilleur premier long-métrage par un réalisateur. Elle a produit une première pièce de théâtre – August Meeting, qui est actuellement en tournée dans tout le Nigeria.
Theresa Hill
Theresa Hill travaille dans le domaine du documentaire depuis 20 ans. Elle a travaillé sur plusieurs projets de films régionaux et mondiaux primés, tels que les projets « Steps for the Future », « Why Democracy » et « Why Poverty ». Elle est actuellement directrice de STEPS, une organisation à but non lucratif, passionnée par le pouvoir des documentaires à perturber, déplacer et faire bouger le monde autour de nous et responsable des acquisitions pour le projet AfriDocs, une plateforme en ligne de documentaires africains passionnants. Elle a été membre du jury des documentaires pour le Festival international de cinéma de Zanzibar 2018 et programmatrice de la catégorie documentaire pour le Festival international du film de Durban 2019. Elle siège au conseil d’administration de la Fondation Ladima, une organisation panafricaine à but non lucratif fondée dans le but de contribuer à corriger les principaux déséquilibres au sein de l’industrie en soutenant les femmes dans divers rôles dans le cadre de la réalisation de films, de la production vidéo et du développement de contenus connexes, par le biais d’une série de projets et d’interventions.
Federico Olivieri
Federico Olivieri est journaliste, gestionnaire culturel et chercheur indépendant dont le travail se concentre sur les médias, la communication et les arts pour le changement social. En 2007, il a obtenu un diplôme en journalisme à l’Université de Séville (Espagne) et en 2009 il a obtenu une maîtrise dans les médias mondiaux et la communication post-nationale à la SOAS (Université de Londres). Après avoir travaillé pendant des années pour l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID) au Kenya et dans le cadre de différents projets initiés par des organisations à but non lucratif en Espagne, au Sénégal, en Afrique du Sud et aux États-Unis, il a obtenu en 2016 un doctorat à l’université Pablo de Olavide (Espagne). Sa thèse portait sur l’histoire du cinéma d’Afrique subsaharienne et sur la signification de l’interculturalité dans les festivals de cinéma. Il est le co-fondateur du Slum Film Festival (Kenya) et membre du Festival de cinéma africain de Tarifa-Tanger (FCAT) depuis sa création en 2004.

 

10 DÉCEMBRE

11:00 – 12:30 (CET) – Webinar industria: « Mécanismes européens de coproduction et de distribution du cinéma africain : le cas de l’Allemagne en Afrique et en Europe »

(Langues disponibles: Espagnol, Français y Allemand)

Au cours des dernières décennies, l’Allemagne s’est positionnée comme l’un des principaux coproducteurs européens de films africains. Avec la France, le pays joue un rôle fondamental dans la diffusion de nombreux films africains grâce à son réseau d’Instituts Goethe. En outre, l’Allemagne joue un rôle de premier plan dans la distribution commerciale de nombreux titres en Europe. Dans ce webinaire, nous analyserons les stratégies et les expériences directes d’agents du cinéma de renom qui travaillent dans la création, la promotion et la diffusion de films africains, aussi bien en Europe et qu’en Allemagne, que dans le continent africain.
Message d’accueil initial par Eloisa Suárez, responsable de la programmation culturelle au Goethe-Institut Madrid.

Participants:
– Alex Moussa Sawadogo
– Sarika Hemi Lakhani
– Bernd Wolpert

Modération: Dorothee Wenner  
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Alex Moussa Sawadogo
Alex Moussa Sawadogo est le nouveau Délégué général du FESPACO. Il est le créateur du festival Afrikamera à Berlin, le fondateur de Ouaga Film Lab – un laboratoire de développement et de coproduction de films au Burkina Faso – ainsi que l’attaché artistique du Festival de cinéma africain de Lausanne, et le gestionnaire du Fonds Jeune Création Francophone. Alex Moussa travaille depuis plus de dix ans à la promotion du cinéma africain. En outre, il a été co-commissaire des films africains au Festival international du court-métrage de Winterthur et conseiller artistique pour le programme « Portes ouvertes » 2012-2015 au Festival del Film de Locarno. Il est actuellement expert en cinéma pour la création de la Saison Africa 2020, qui s’ouvrira en France. Alex Moussa Sawadogo vit entre le Burkina Faso et l’Allemagne.
Sarika Hemi Lakhani
Née d’une mère allemande et d’un père kényan/indien, Sarika a été élevée dans le sud de l’Allemagne. Elle a commencé sa carrière professionnelle en tant qu’assistante de production et coordinatrice pour Studio Babelsberg, puis a participé à plusieurs productions nationales et internationales. Sarika a étudié la production cinématographique de 2002 à 2006 à la German Film- TV Academy (DFFB) à Berlin, et a suivi un programme de troisième cycle intitulé « L’Atelier Masterclass », une collaboration de l’Académie du film de Ludwigburg et de La Fémis à Paris. Pendant la production de « Germany 09 », Sarika a été contactée par Marie Steinmann et Tom Tykwer pour soutenir leur projet pilote Soul Boy. Aujourd’hui, elle est l’associée directrice de One Fine Day Films et membre de l’Académie européenne du cinéma.
Bernd Wolpert
Bernd Wolpert est le directeur général d’EZEF. Né en 1956, il a étudié la philosophie, la littérature et l’histoire allemande aux universités de Heidelberg et de Tübingen. Après sa formation professionnelle d’enseignant dans le secondaire, il a brièvement travaillé comme enseignant avant de passer en 1985 à l’éducation aux médias et à la distribution de films. Il est membre du jury IINTERFIM aux festivals de Fribourg, Mannheim-Heidelberg et Leipzig. Il a participé à deux festivals de cinéma régionaux, consacrés aux cinématographies d’Afrique et d’Amérique latine.
Dorothee Wenner
Dorothee Wenner est une cinéaste, écrivaine et commissaire indépendante basée à Berlin. Elle travaille pour la Berlinale, le Festival international du film de Berlin, depuis 1990 en tant que programmatrice du Forum international et depuis 2000 en tant que déléguée du festival pour les films des régions subsahariennes et d’Asie du Sud. En 2009, elle a rejoint l’équipe de programmation du Festival international du film de Dubaï. Son dernier travail en tant que cinéaste est la web-série Kinshasa Collection (2017)
Marc-André Schmachtel
Né en Allemagne, scolarisé en Namibie, Marc-André Schmachtel a étudié les études culturelles francophones, l’histoire moderne et les études latino-américaines à Sarrebruck et au Québec (Canada) et a fait son mémoire de maîtrise sur les systèmes de financement francophones dans les cinémas africains. De 2006 à 2008, il a organisé des festivals de cinéma régionaux, et depuis 2008, il travaille pour le Goethe-Institut. D’abord au Cameroun (département des programmes et des langues) et de 2010 à 2016 à la tête du Goethe-Institut du Nigeria. Il a initié plusieurs projets de films (forums du film documentaire au Cameroun et au Nigeria, la plateforme de films Mokolo (maintenant cinidb.africa), la série Mini-EAVE au Nigeria et plusieurs ateliers de courts métrages) et des partenariats avec AG Dok, le Dokfest.Munich et d’autres. Depuis 2016, il est responsable de la coopération/coproduction TV et radio au siège du Goethe-Institut à Munich. Il est membre du conseil d’administration international de la conférence INPUT.

16:00 – 17:30 (CET) | Masterclass en ligne : « Marketing numérique pour les films indépendants : cas de campagnes hors normes et engageantes pour des publics de niche »

(Langues disponibles en: Anglais, Espagnol y Français)

Cette masterclass explore certaines des campagnes de marketing numérique d’Alphapanda pour les films indépendants. Ces cas présentent un intérêt particulier en raison du niveau de participation en ligne et de l’approche innovante utilisée pour atteindre des publics de niche, notamment l’utilisation de contenus inhabituels, la création d’événements physiques, la diffusion aux influenceurs, la narration visuelle, les informations générées par les utilisateurs et la présence multiplateforme.

NB: Cette masterclass ne sera accessible qu’aux participants inscrits. Elle ne sera pas diffusée en direct sur la chaîne FCAT YouTube. Les inscriptions, jusqu’à pleine capacité, sont disponibles gratuitement via Zoom.

 
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Valentina Neumann
Valentina Neumann travaille pour Alphapanda, une agence de marketing cinématographique basée à Berlin, où elle s’occupe du marketing numérique des films d’art et d’essai et des films indépendants lors de leur circulation parmi les festivals et leur sortie en salle. Depuis septembre 2015, elle est également responsable de la communauté des European Film Awards, couvrant leur présence dans les médias sociaux tout au long de l’année et pendant la cérémonie.
 

11 DÉCEMBRE

11:00 – 12:30 (CET) | Webinar industria: « Les cinémas africains, les cinémas indépendants : le commerce du film dans les nouveaux temps viraux du monde multi-écrans interconnecté d’aujourd’hui »

(Langues disponible: Espagnol y Français)

La révolution numérique transforme, depuis quelques années, les méthodes traditionnelles de production, de promotion, de programmation et de présentation des films dans les festivals du monde entier. Les restrictions sociales et les changements de consommation imposés par la pandémie de COVID-19 accélèrent bon nombre de ces bouleversements, annonçant un avenir qui semble plus transnational et virtuel que jamais. Quel est le rôle des festivals de cinéma en cette période virale ? Comment la conservation des films africains est-elle comprise dans un monde dans lequel les films sont produits dans multiples pays ?

Participants:
– Xavi Lezcano
– Alessandra Speciale

Modération: Mane Cisneros

 
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Xavi Lezcano
Information en cours de réalisation
Alessandra Speciale
Depuis 2013, elle est consultante pour l’Afrique et les pays arabes à la Mostra de Venise ainsi quqe responsable du projet Final Cut à Venise, un atelier de soutien aux films arabes en post-production. Depuis 1991, elle est directrice artistique pour le Festival du cinéma africain, d’Asie et d’Amérique latine à Milan, en Italie. Avec l’Association COE, elle a distribué plus de 200 films dans les circuits alternatifs italiens. Elle a collaboré avec d’autres festivals comme Locarno et Saint-Sébastien. Elle est également une documentariste créative. En 2016, elle a été élue présidente du Milano Film Network.
Mane Cisneros
Mane Cisneros détient un doctorat en ethnologie de l’École en Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) de Paris, ainsi qu’un Diplôme en géographie et histoire de l’Université Complutense de Madrid et un Master en anthropologie culturelle de l’Université Nationale d’Itztapalapa à Mexico. Elle est présidente d’Al Tarab et fondatrice et directrice du Festival de Cinéma Africain FCAT. Elle a été membre du jury de nombreux festivals de cinéma internationaux et africains dans le monde entier, membre du comité de soutien au cinéma de l’Institut espagnol de la cinématographie et des arts audiovisuels (ICAA) et est Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres de la République française.

 

12 DÉCEMBRE

12:00 – 13:30 | Table Ronde: « La prochaine fois, les feux : le racisme systémique dans les pays occidentaux »

(Langues disponibles Espagnol y Français)

Année après année, des nouvelles tragiques nous rappellent que le racisme n’est pas seulement un concept, mais une réalité ancrée dans notre histoire dominée par l’ordre occidental, qui est toujours présent dans les préjugés profonds, dans les structures sociales, dans les privilèges des blancs et dans de nombreuses institutions officielles. De la violence policière dans les banlieues des villes de toute la planète, à la discrimination subie par les migrants, cette table ronde examinera les différents aspects du racisme systémique qui reflètent les conclusions de James Baldwin de manière presque prophétique : la prochaine fois, ce ne sera pas seulement « le feu », mais les feux, au pluriel.

Participants:
– Moha Gerehou
– Hind Meddeb
– Xavier Artigas

Modération: Tania Adam
 
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Moha Gerehou
Information en cours de réalisation
Hind Meddeb
La documentariste et journaliste franco-tunisienne Hind Meddeb travaille entre l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen Orient. Citoyenne des deux rives de la Méditerranée, elle a étudié toute la complexité de la jeunesse arabe. Entre 2011 et 2013, Hind Meddeb a réalisé Electro Chaabi et Tunisia Clash, deux films qui observent les révolutions arabes à travers les yeux de la jeunesse dans les quartiers des classes populaires. Paris Stalingrad, coréalisé avec Thim Naccache, est sélectionné dans de nombreux festivals internationaux comme Cinéma du Réel, Toronto International Film Festival, les Journées cinématographiques de Carthage, Doc NYC et Cairo International Film Festival.
Xavier Artigas
Xavier Artigas (Sabadell, 1980), est un sociologue et artiste visuel. Il commence sa carrière de cinéaste en 2008 en collaborant avec des réalisateurs comme Mercedes Álvarez et Ricardo Iscar. En 2012, il réalise et produit son premier documentaire, [No-res] vida i mort d’un espai en tres actes. Ils sont tous les deux co-fondateurs de la coopérative Métromuster et co-réalisateurs de Ciutat morta.
Tania Adam
Journaliste et productrice culturelle, spécialisée dans les diasporas et la musique africaine, Tania Adams est la fondatrice de Radio Africa Magazine. Elle travaille comme présentatrice à Radio África Betevé (91.0 FM) et collabore avec El Salto Diario, La Directa, Africa is a Country et Ctxt, entre autres. Elle a présenté le programme d’interviews Terrícoles à Betevé et African Bubblegum Music à Radio Primavera Sound. Elle a collaboré avec Els matins de TV3. Son travail se concentre sur l’analyse et la réflexion générées autour des diasporas noires dans le monde, avec un accent particulier sur la musique et les femmes africaines. Elle a également été commissaire de programmes publics tels que « Microhistòries de la Diàspora ». Experiències encarnades de la dispersió femenina » (La Virreina Centre de la Imatge, 2018-2019) ou le programme de débats dans les centres civiques autour de l’exposition « Making Africa » (CCCB / ICUB, 2016).

 

13 DÉCEMBRE

12:00 – 13:30 | Table Ronde: « La troisième racine : cinémas afro d’Amérique latine »

(Langue disponible: Espagnol)

Tras siglos del abominable comercio transatlántico de los esclavos, África forma parte de las Américas, en todas sus latitudes. Hoy, más que nunca, el cine latinoamericano está reconociéndose en las historias de las comunidades negras que quedaban fuera de toda representación. Ha nacido el cine afrolatino, que engloba cada vez más películas sobre temáticas afro en el mundo hispanoamericano. Sin embargo, todavía un número limitado de estos filmes están realizados por cineastas afrodescendientes, siendo directores predominantemente blancos los que nos hablan de identidades hasta hace poco invisibles.

Participants:
– Aldemar Matías
– Tony Romero
– Wendy Espinal
– Laura Asprilla

Modération: Teresa Toledo  
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Aldemar Matías
Aldemar Matias est né à Manaus (Brésil) en 1985. Il fait des études de réalisation documentaire à l’EICTV de Cuba. Il travaille actuellement comme artiste invité au Musée d’Art Contemporain de Barcelone, où il est maintenant basé. Parente, son premier court-métrage, traite des premières expériences des populations yanomani d’Amazone avec les tests du VIH. El enemigo, son dernier court-métrage documentaire filmé à Cuba, fait sa première à Visions du Réel en 2015. Il est ensuite sélectionné à Dok Leipzig, True/False, au Festival de Biarritz Amérique Latine, entre autres, et primé à DocumentaMadrid et Saint Sébastien. La Arrancada, filmé au printemps 2018 à La Havane, est son premier long-métrage.
Tony Romero
Tony Romero, né à La Havane, Cuba et vivant en Espagne depuis 1996, est un réalisateur, producteur et scénariste, formé à l’école de cinéma cubaine. Avec plus de vingt ans consacrés au cinéma et à la télévision, il a travaillé avec des sociétés de production à Cuba, en Haïti, au Japon et en Espagne, développant un vaste travail, qu’il alterne avec son travail d’enseignement dans le milieu universitaire. Il a donné des cours, des ateliers, des conférences et a présenté son travail dans des espaces éducatifs, cinématographiques et socioculturels en Espagne, au Maroc, en Guinée équatoriale et aux États-Unis, entre autres. Il est membre de l’Union des écrivains et artistes de Cuba (UNEAC), et de la Sociedad General de Autores y Editores (SGAE), il travaille pour la société de production TR Movies depuis plus de vingt ans en tant que réalisateur, producteur et scénariste. Il a développé une carrière prolifique entre fiction et documentaire, où se distinguent des œuvres documentaires à contenu social, telles que : « Foto de familia » (2001), « Llegar al cielo » (2006), ou « Gente de pelo duro » (2015).
Wendy Espinal
Cinéaste et responsable culturel dominicaine. Elle fonde son travail sur la recherche, le processus et le sens. Elle a travaillé sur de nombreux projets, notamment les longs métrages « Cocote » (N.C. de los Santos), « Holly Beasts » (L.A. Guzmán & I. Cárdenas), « Petra » (J. Rosales), « El Rey de la Habana » (A. Villaronga), « El Cosmonauta » (N. Alcalá) ; ainsi que des projets pour des institutions et événements culturels pertinents en République dominicaine, en Europe et aux États-Unis. Dans son travail de documentariste, dont « El Mundo Que Nos Rodea » (présenté en première au Festival international du nouveau cinéma latino-américain – La Havane 2019) et l’installation audiovisuelle « Estado : Rural » (XXVIe concours artistique Eduardo León Jimenes), elle interroge l’imagerie visuelle et sonore du paysage rural dominicain. Elle recherche et développe actuellement son prochain projet documentaire dans lequel elle propose une réflexion sur le conflit dominico-haïtien à travers le paysage, le territoire et la mémoire.
Laura Asprilla
Communicatrice sociale et journaliste, formée en technologie de la production audiovisuelle et multimédia. Productrice de la série « Somos como Somos » pour Canal Capital (Colombie). Elle a réalisé un documentaire sur les connaissances des femmes du sud de la France et de l’Espagne. Elle est l’une des 5 Cimarronas de Cimarrón Producciones, une société de production audiovisuelle de femmes noires. Elle fait actuellement partie de l’équipe et du commissariat de l’exposition de cinéma afro à Bogota en alliance avec Wi-da Monikongo.
Teresa Toledo
Teresa Toledo détient un Diplôme en histoire de l’Université de La Havane. Elle est spécialisée dans le cinéma latino-américain, la gestion culturelle et la programmation de films. Entre 1963 et 1992, elle a travaillé à l’Institut cubain d’art et d’industrie du cinéma (ICAIC). Elle a occupé divers postes de responsabilité au Festival international du nouveau cinéma latino-américain de La Havane au cours de ses treize premières éditions. En 1995 et 1996, elle a été directrice artistique des Rencontres Cinémas d’Amérique Latine (Toulouse, France). En 2010 et 2011, elle a été la commissaire de la section First Cut à Ventana Sur, un événement organisé par l’INCAA d’Argentine et le Marché du Film de Cannes. En 2017, elle a été co-commissaire du Festival du film ibéro-américain à Lisbonne, la Capitale culturelle ibéro-américaine. En 2018, elle a été coordinatrice et modératrice du séminaire international organisé par le Festival de La Havane, « Tomás Gutiérrez-Alea, entre Histoires de la Révolution et Guantanamera », à l’occasion du 90e anniversaire du cinéaste. Elle a publié plusieurs textes sur le cinéma latino-américain et a édité et dirigé plusieurs publications pour le Festival du film de San Sebastian (Made in Spanish et Horizontes Latinos). Depuis 2016, il est membre du jury des Platinum Awards pour le cinéma latino-américain organisés par l’EGEDA et le FIPCA. Elle vit en Espagne depuis 1993 et est la spécialiste du cinéma à la Casa de América à Madrid depuis 1996.

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