Apéritifs de cinéma

Il y a quelques années, nous avons imaginé ce format certainement plus décontracté mais non moins sérieux de rencontres entre les cinéastes, les journalistes et le public autour d’un verre. Au lendemain de la projection, distance temporelle qui permet au spectateur de mûrir et interroger ce qu’il a vu la veille, et dans le cadre idyllique qu’offre la terrasse de l’Hôtel Riad, nous nous proposons de faire surgir le débat autour du cinéma. Les Apéritifs de Cinéma sont un espace privilégié pour aborder des questions éthiques, esthétiques et stylistiques, conçu pour répondre à l’un de nos principaux objectifs: rappeler que les cinémas africains, avant d’être africains, sont du cinéma, et que leurs films participent à la genèse des tendances contemporaines de la cinématographie mondiale.

Après une fructueuse expérience avec chacun d’eux lors des deux années passées, nous avons décidé de réunir pour ce FCAT 2017 deux critiques devenus incontournables pour animer les débats autour des films de la compétition: Javier H. Estrada, collaborateur de la revue Caimán Cuadernos de Cine, programmateur des festivals internationaux Filmadrid et Lima Independiente, et enseignant au Master LAV de Madrid; Pablo de María Díaz, habituel collaborateur de la radio publique asturienne et programmateur de la Semaine de l’Audiovisuel Contemporain d’Oviedo (SACO). En outre, à l’occasion d’une séance spéciale, organisée avec le soutien de la Fondation Trois Cultures et rattachée au chapitre « Frontières » de la section Afroscope, nous invitons des experts pour débattre des questions d’immigration, d’identités et de territoires dans le cinéma.

Éspace École

L’Espace École est la branche pédagogique de l’ONG Al Tarab, organisée grâce au soutien de la Fondation de la Culture du Conseil Général de Cadix. Cette section éducative ouvre un espace adapté au public scolaire, des séances didactiques composées de projections de films et des activités centrées sur des valeurs de diversité culturelle, de coopération et de solidarité.

Al Tarab, grâce à la collaboration du groupe de recherche de professeurs de Tarifa, met en place ce programme en utilisant le cinéma comme vecteur de développement personnel. Faire découvrir la création audiovisuelle africaine aux jeunes répond à notre volonté de pallier le manque d’impartialité informative sur le continent voisin. Grâce à un travail continu avec la jeunesse andalouse, l’Espace École peut favoriser une compréhension plus juste et plus réaliste des sociétés africaines, par l’utilisation du langage le plus universel : l’art.

Cette année, les élèves de l’école primaire de Tarifa et des écoles environnantes, comme ceux de vingt collèges et lycées des provinces de Cadix et Séville, ont confirmé leur participation aux séances matinales qui leur sont réservées à Tarifa. De la même manière, la Cinémathèque de Tanger accueille les lycéens de quelques établissements du secondaire de la ville aux projections organisées en matinée, suivies de rencontres avec les réalisateurs. La visite guidée des expositions du festival et la participation aux « Apéritifs junior », avec l’opportunité de rencontrer le jeune cinéaste africain Raimundo Bernabé Nnandong et le critique de cinéma Pablo de María, complètent les activités de cet Espace École.  

Conteurs

Comme chaque année, des conteurs nous accompagnent lors des matinées du Festival, pour ouvrir les portes de la tradition orale africaine au public le plus jeune.

Depuis 1990, Agnès Agboton intervient comme conteuse dans les écoles, bibliothèques et institutions culturelles, facilitant l’accès du public aux contes et légendes traditionnels de son peuple et du continent africain. Elle est l’auteur de diverses publications. Son œuvre est étendue et variée : elle a écrit des livres de gastronomie africaine et publié des contes traditionnels béninois et africains.
Samuel Mountoumnjou a grandi au Cameroun où la transmission orale a été, pendant très longtemps, l’unique manière d’accéder à n’importe quel type d’information ou de connaissance. Même si les études et la vie l’ont amené à découvrir d’autres voies de transmission culturelle, l’oralité ancestrale dans laquelle il a été éduqué reste le point de référence de son travail de narrateur. Pour lui, conter des histoires est une manière de retrouver ses racines. C’est son répertoire se compose de contes de la tradition orale qu’il choisit pour leur valeur éthique ou pédagogique, pour leur contenu culturel spécifique, ou pour leur aspect humoristique.

Conteurs et berceuses

Avec le projet transversal “Ecole Espace de Paix”, le Festival offre cette année au public une séance spéciale au cours de laquelle le conteur Samuel Mountoumnjou raconte des histoires de la tradition orale d’Afrique de l’Ouest entrecoupées de chansons provenant elles aussi du continent voisin, chantées par les enfants des chorales de différentes écoles de Tarifa.

Village africain

Le FCAT s’est doté d’un espace particulier pour passer le festival en famille. Dans notre Village Africain, les enfants peuvent découvrir la magie du cinéma grâce à des activités spécialement conçues pour eux, dans l’objectif de susciter leur sympathie et leur admiration pour le continent voisin et de leur apprendre ainsi à mieux le connaître.

Cette année, les activités ludopédagogiques proposées dans ce cadre sont les animations du conteur camerounais Samuel Mountoumnjou et de la conteuse béninoise Agnès Agboton, qui centrent tous deux leur travail sur la préservation des contes et légendes de la tradition orale de leurs pays. Par ailleurs, le cinéaste et musicien équato-guinéen Raimundo Barnabé Nnandong anime un atelier de rap pour les enfants.

Grâce à la collaboration de la Fondation Márgenes et Vínculos, viennent compléter la programmation un atelier de masques africains et l’atelier « L’Afrique bouge » – qui consiste en l’élaboration d’un mobile suspendu, à partir d’éléments représentant la diversité culturelle africaine. Ces activités sont organisées dans le cadre du Programme de Promotion de l’Egalité et de la Non Discrimination « Educulturas », un projet cofinancé par le Ministère de l’Emploi et de la Sécurité Sociale et le Fonds Européen Asile, migrations et intégration.    

Espace littérature: Entre les lignes

Entre les lignes est le nouveau projet du FCAT 2017, organisé en collaboration avec l’Université de Cadix. Il s’agit d’un itinéraire littéraire dans les rues de Tarifa, ouvert au public, en compagnie des écrivains Antonio Lozano et Abderrahman El Fahti et de l’activiste social Farid Bentría et animateur de l’évènement. Le parcours se termine dans le château de Tarifa par une conversation entre les trois intervenants qui sera filmé puis diffusé sur les plateformes web des universités andalouses faisant partie du projet « Andalousie en Réseau ».
Farid Othman-Bentria Ramos (Tanger, 1979), est le directeur du FIDH, Coordinateur Fédéral du Groupe MEDINA du Parti Socialiste espagnol, membre de l’EMUI, de l’Association Carmen Cerdeira, de l’Observatoire Euro-méditerránéen de la Démocratie et de l’Espace Public – URJC et du Regroupement de Rhétorique et d’Eloquence de l’Ateneo de Madrid. Il est aussi activiste social, conseiller et agent culturel.
Antonio Lozano est né à Tanger (Maroc) en 1956. En 1984 il s’installe à Agüimes (Iles Canaries) et en 1987 il intègre l’équipe du conseil municipal en occupant le poste de Conseiller à la Culture et au Développement Local. Il a dirigé le Festival International de Narration Orale « Cuenta con Agüimes ». En juin 2014 sont représentées pour la première fois sa pièce de théâtre Le crime de la chienne Chona et la version théâtrale de son livre Me llamo Suleimán. Sa pièce Les Maudits fait sa première en 2016.
Abderrahman El Fathi est poète, écrivain, professeur d’Université et chef du Département d’Etudes Hispaniques de l’Université Abdelmalek Essaadi de Tétouan. Il est titulaire d’une thèse de Philologie Hispanique et obtient en 2005 de l’Université de Cadix un certificat d’Enseignement Universitaire de Troisième Cycle intitulé : Programme de Doctorat « Migrations Contemporaines ». En tant que professeur, il donne des conférences dans divers pays d’Europe et d’Amérique.

Expositions

Artivisme:

Le rôle des affiches et de la musique dans la lutte contre l’apartheid sud-africain dans les années 70 et 80.

Antigua Cárcel Real / 11h - 14h / 17h - 20h
Différents collectifs culturels et de libération ont recueilli les nombreuses revendications sociales de la population sud-africaine durant les années 1970 et 1980, deux décennies caractérisées par une production massive d’affiches anti-apartheid. Les arts visuels et la musique, entre autres, servaient à s’exprimer, à ouvrir les consciences et à manifester le refus d’un régime politique injuste et raciste.

Cette exposition est le fruit des recherches réalisée par Estefanía Pereira Tavira durant ses études en Master Interuniversitaire de Gestion du Patrimoine Artistique et Architectonique, Musées et Marché de l’Art. Produite par Casa África dans le cadre de son programme África Viva. Dans le cadre du FCAT, elle peut se visiter au Château de Tarifa.

L’exposition est accompagnée d’une section de cinéma intitulée “Artivisme. L’Afrique du Sud et l’apartheid, comprenant trois films centrés sur les périodes de l’apartheid et postapartheid.        

Visages du nouveau Maroc

Castillo Guzmán el Bueno / 11h30 - 17h30 Cette exposition photographique et multimédia nous rapproche d’une nouvelle génération de jeunes Marocains venus en Espagne pour se former avant de retourner à leur terre natale, pour réaliser leurs rêves. Des images qui nous introduisent dans le quotidien de ces hommes et de ces femmes et qui rompent avec la stigmatisation d’une génération d’immigrés et avec les clichés imposés par les médias. Ces histoires illustrent leurs efforts, leurs talents personnel et professionnel et leur « style de vie » finalement peu éloigné de celui de nombreux citoyens de notre pays.

L’exposition, produite par Ruido Photo, est organisée par la Fondation Trois Cultures de la Méditerranée et le Ministère chargé des Marocains Résidant à l’Etranger. Présentée dans le cadre du FCAT 2017, elle est installée dans l’Ancienne Prison Royale de Tarifa.  

Don Quichotte sur le fleuve Niger

Casa de la Cultura / De lunes a viernes: 9h - 14h y 17h - 22h // Sábados y domingos: 17h - 22h

A l’occasion de la commémoration du quadricentenaire de la mort de Miguel de Cervantes, les ambassades espagnoles en Guinée, au Mali et au Niger accueillent le projet « Dom Quichotte sur le fleuve Niger ». Les formateurs espagnols Ángel Domingo et Aitor Saraiba ont animé des ateliers qui ont offert la possibilité à des artistes africains d’interpréter à travers le prisme de l’iconographie locale, l’hidalgo le plus célèbre au monde. Cette exposition composée de 40 œuvres originales d’illustrateurs du Sahel et installée à la Maison de la Culture de Tarifa pendant le FCAT, en est le fruit.

Ce projet a été mis en œuvre dans le cadre du Programme ACERCA de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale et de Développement, avec la collaboration de la Fondation Internationale et Ibéro-américaine d’Administration et de Politiques Publiques (FIIAPP).  

Espace musique

Concert: "Astrid Jones And The Blue Flaps"

Astrid Jones a commencé à chanter dans le panorama madrilène de la soul et du r&b. Sa trajectoire professionnelle s’étend des comédies musicales aux collaborations avec des artistes comme Pitingo, Juan Carmona Marta Sánchez ou Raphael, entre autres. Elle a également travaillé avec des artistes de la scène musicale noire espagnole (Morodo & Okoumé Lions, Cosmosoul, Chojin, etc). En tant qu’actrice, elle a joué au théâtre et au cinéma dans des œuvres comme Un trozo invisible de este mundo, de Juan Diego Botto, dirigée par Sergio Peris Mencheta, Aquiles y Pentesilea, de Lourdes Ortiz, ou le film Hablar de Joaquín Oristrell.

En 2012 naît à Madrid le groupe Astrid Jones & The Blue Flaps, mêlant soul, reggae, funk, jazz… pour créer une atmosphère très personnelle dans laquelle il affirme sa propre perception du groove et de l’élégance. En 2014, sort le premier album intitulé Stand Up.

Avec :
Astrid Jones- Voix principale
Carlos Bratt- Guitare
Carlos Soria- Contrebasse
Arnaldo Lescay- Batterie
Lázaro Barrizonte- Saxophone  

Les Nuits du Festival

Comme lors des éditions précédentes, les activités du 14ème Festival de Cinéma Africain ne s’arrêtent pas à la dernière séance. Les bars de Tarifa collaborent aussi avec une programmation musicale en direct et en lien avec l’événement pour égayer les soirées et en faire un moment idéal de rencontre entre les invités, le public et les habitants de la ville.

Cinenómada

Un festival en soi n’est pas suffisant pour faire découvrir les cinémas de tout un continent. C’est pour cette raison qu’en 2005, Al Tarab a mis sur pied Cinenómada, l’un de ses projets phares, destiné à faire connaître au public espagnol les cinématographies africaines, et à travers elles, les réalités socioculturelles du continent. Cinenómada promeut ainsi la production audiovisuelle africaine par l’organisation de cycles dans les circuits culturels non lucratifs, prolongeant ainsi le labeur du FCAT tout au long de l’année.

Dans un pays où les films africains sont encore méconnus, cette distribution culturelle alternative en collaboration avec des associations, ONG, ciné-clubs, centres culturels, musées, universités, etc… est la première étape fondamental pour palier le manque de distribution commerciale.

Cinenómada dispose d’une large collection de films sous-titrés issus des précédentes éditions du FCAT et représente aujourd’hui la seule offre de ce genre et de cette envergure en Espagne.

Programme - El Puerto de Santa María

29
AVRIL

  • 19:00
  • Parque Los Toruños-La Algaida
  • 20:30
  • Parque Los Toruños-La Algaida

02
MAI

  • 11:00
  • Parque Los Toruños-La Algaida
  • 20:30
  • Teatro Pedro Muñoz Seca

03
MAI

  • 11:00
  • Parque Los Toruños-La Algaida
  • 20:30
  • Teatro Pedro Muñoz Seca

04
MAI

  • 11:00
  • Parque Los Toruños-La Algaida
  • 20:30
  • Teatro Pedro Muñoz Seca